Le contrôleur technique automobile

La profession de contrôleur technique est en plein développement avec le nombre de centres de contrôle technique qui ne cesse de se développer. Mais en quoi consiste ce métier et quels en sont les principaux acteurs ?

Contrôleurs techniques en France

Le métier de contrôleur technique automobile occupe actuellement une place prépondérante dans la sécurité routière, d’où la prolifération des centres de contrôle technique. Avec plus de 6 000 centres agréés, répartis sur tout le territoire, on compte aujourd’hui plus de 10 000 contrôleurs techniques en France. Leurs missions : examiner le véhicule à travers les 124 points réglementaires de contrôle afin de déceler les éventuelles altérations qui peuvent mettre en péril la sécurité des usagers de la route, et dresser un PV qui rend compte de l’état du véhicule et qui établit la nécessité ou non d’une contre-visite. Il faut préciser que le métier de contrôleur est incompatible avec tout métier de réparation ou de commerce automobile. Indépendants de toute structure externe, les centres établissent cependant un partenariat avec les partenaires et des interactions (réduction des prix des contrôles, promotions ou forfaits) se créent entre centres et sociétés ou entreprises.

Partenaires et interactions

Avec la quantité de formations qu’ils ont reçues et qu’ils continuent de recevoir, les contrôleurs techniques en France sont en mesure d’assurer un contrôle de qualité et de haut niveau, en conformité avec les évolutions techniques et technologiques. Dans l’accomplissement de leur fonction, les centres de contrôle technique travaillent en interactions avec des partenaires. Les partenariats vont ainsi permettre aux clients des entreprises et sociétés concernées de bénéficier de remises, de promotions ou de forfaits sur les tarifs des prestations de visite ou de contre-visite proposées par l’organisme de contrôle. Une grande liberté est accordée à l’initiative privée dans la création de centres de contrôle technique. Affilié à un réseau ou indépendant, un centre de contrôle est libre de fixer les prix de ses prestations. Pour garantir l’efficacité et la qualité des contrôles, mais aussi pour éviter les contrôles de complaisance, la DREAL ou Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement est la structure déconcentrée de l’Etat chargée de surveiller les centres techniques et leurs installations, et de superviser leurs prestations.

La DREAL

Créée en 2009, la DREAL est un service déconcentré du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et du Ministère du Logement et de l’Habitat durable qui a de nombreuses missions, entre autres, assister les autorités administratives dans leur rôle d’autorité environnementale sur les plans, programmes et projets. C’est dans cette perspective que cette entité intervient dans le contrôle technique automobile. Son rôle est plus précisément de surveiller les centres de contrôle et leurs installations et de veiller à la transparence et la qualité des contrôles. Elle doit en outre vérifier la formation, les compétences et la qualité des prestations des contrôleurs. Enfin, elle doit s’assurer qu’aucun contrôle de complaisance ne soit réalisé, surtout envers les partenaires des centres. Les interactions existantes doivent en effet se limiter à une réduction au niveau du tarif des contrôles et ne doivent en aucun cas concerner le contrôle en lui-même. Dans sa mission, la DREAL est habilitée à sanctionner les centres et les contrôleurs qui ne suivent pas les règles en vigueur, notamment par des avertissements, des suspensions à titre conservatoire, des suspensions à  durée variable, ou des retraits d’agrément.

Formation

Pour garantir un contrôle efficace et fiable, le contrôleur technique doit suivre une formation spéciale en début de carrière. La formation concerne les véhicules légers, le contrôle technique poids lourds, les véhicules équipés de réservoir de gaz, et les véhicules électriques et hybrides. 900 heures de formation seront nécessaires pour les candidats titulaires d’un CAP sans expérience professionnelle, 175 heures de formation pour les candidats titulaires d’un Bac pro, d’un BTS ou d’un DUT sans expérience professionnelle, ou pour les personnes sans diplôme ayant au minimum 5 ans d’expérience en mécanique. Selon les dispositions légales, pour conserver son agrément, un contrôleur doit recevoir annuellement une formation complémentaire de 20 heures. Cette formation porte sur la méthode, les nouveaux points de contrôle, et les nouvelles technologies des véhicules. Il faut savoir que pour une évolution de carrière, le contrôleur doit mettre à jour ses connaissances et compétences en ayant recours à des formations régulières lui permettant de maitriser les nouveaux outils, et suivre l’évolutivité du métier. Entre autres événements dans la communauté des contrôleurs, on peut parler de l’évolution constante du métier et la progression perpétuelle du secteur.

Evénements dans la communauté

L’événement majeur dans le monde du contrôle technique est relatif aux différentes formations pour accéder au métier. En effet, outre les formations initiales, des formations de remise à niveau et des formations pour le maintien de l’agrément sont octroyées tout au long de l’année. Cependant, on ne peut pas parler d’événements dans la communauté sans évoquer l’évolution du métier. Cela a bien évidemment commencé lors de la généralisation du contrôle technique en 1992. Le nombre d’entreprises de contrôle technique n’a cessé de croitre. Il est en effet passé de 2 692 à près de 6 200 en moins de 20 ans, soit en moyenne une création de plus de 130 centres chaque année. On peut citer parmi les dates marquantes : l’année 2000 qui a mis en place le contrôle complémentaire antipollution des véhicules légers utilitaires, l’année 2005 qui a été marquée par la privatisation du contrôle technique des poids lourds, l’année 2017 qui marquera le début du contrôle technique des véhicules motorisés à 2 roues ou 3 roues avant la transaction. Cette dernière réforme suscite actuellement des réactions d’opposition, notamment de la part de plusieurs associations de motards.

Association

En France, il n’est pas rare que les contrôleurs techniques dans une même zone géographique se réunissent au sein d’associations. Les principaux objectifs de ces associations sont notamment de tisser des liens amicaux et professionnels entre les contrôleurs techniques, d’élaborer des projets d’intérêts communs, d’éliminer l’esprit de rivalité et de concurrence afin de converger vers une union et une synergie constructive, d’améliorer l’image et la perception du métier de contrôleur technique, de faire évoluer la profession, et de démontrer aux automobilistes l’utilité du contrôle technique, notamment pour leur propre sécurité et celle des autres. Comme dans tous les corps de métier, le métier de contrôleur technique automobile n’échappe pas au concept du syndicat. En effet, pour défendre les droits et les intérêts, matériels et moraux, des centres de contrôle automobile et des contrôleurs techniques, des syndicats sont créés, dont le plus ancien et le plus représentatif de la profession est le SNCTA ou Syndicat National du Contrôle Technique Automobile.

Syndicat

Outre les associations qui ont pour vocation de créer une cohésion entre les professionnels du contrôle technique, les syndicats se développent autour de la profession pour promouvoir le métier et protéger les droits et intérêts de tous les acteurs (entreprises et réseaux de contrôle technique automobile, contrôleurs techniques). Actuellement, 2 syndicats se démarquent par leurs actions et leur représentativité : le Syndicat National du Contrôle Technique Automobile SNCTA et le Syndicat du Contrôle Technique des Véhicules SCTV. Le premier et le plus ancien, le SNCTA, fondé en 1987, est aujourd’hui présent dans 9 zones géographiques. Seul syndicat à regrouper exclusivement des professionnels du contrôle technique automobile, ce syndicat est à l’origine de la formation CQP ou Certificat de Qualification Professionnelle de contrôle technique. Le second, le SCTV, est une structure indépendante qui réunit contrôleurs, réseaux et gérants. Parmi les actions des syndicats figure également la revalorisation des salaires minima qui démarrent à partir du SMIC.

Salaire

Le travail d’un contrôleur technique automobile est un travail de grande responsabilité car la sécurité routière en dépend grandement. C’est ainsi que des syndicats se créent, non seulement pour défendre les droits et intérêts des contrôleurs et des centres de contrôle technique, mais aussi et surtout pour leur rappeler le poids et l’importance d’un contrôle de qualité. Il faut savoir que le salaire perçu par un contrôleur dépend de sa qualification, de ses compétences et de son expérience, mais aussi de son lieu d’exercice. Il est vrai que le salaire dépend de la politique salariale de l’entreprise, cependant, un contrôleur qui débute perçoit un salaire très proche du SMIC fixé à 1 466 € en 2016. Il est également important de noter qu’il existe une différence de salaire entre un contrôleur VL (véhicules légers), un contrôleur PL (poids lourds), un contrôleur de véhicules électriques et hybrides, et un contrôleur de véhicules GPL. De plus, plus il acquiert de l’expérience, plus il effectue des formations, plus le salaire du contrôleur augmente. Ainsi, un contrôleur expérimenté et ayant de bonnes qualifications peut gagner en moyenne jusqu’à 3 800 €. Le métier de contrôleur peut en outre évoluer vers les postes de chef d’équipe, chef de centre. Il peut aussi avoir son propre centre de contrôle.

Lieux d’exercice

De plus en plus, le secteur du contrôle technique automobile est un secteur qui recrute et qui attire de nombreux jeunes. Aujourd’hui, plus de 6 200 centres sont ouverts sur tout le territoire français, donnant lieu à plus de 11 000 postes. Pour rappel, les lieux d’exercice du métier de contrôleur technique sont uniquement et exclusivement au sein des centres de contrôle agréés, indépendants ou affiliés à un réseau. Un contrôleur ne peut ainsi accumuler sa fonction de contrôleur technique automobile avec un autre métier automobile comme la réparation ou le commerce automobile. L’unique endroit où il est autorisé à examiner les véhicules est au sein d’un centre qui dispose d’un agrément et des installations et équipements nécessaires au diagnostic des véhicules. Et c’est justement en raison de cette incompatibilité avec les autres métiers automobiles, mais aussi pour limiter au maximum les éventuels risques de corruption que les syndicats et associations luttent pour l’augmentation des salaires minima des contrôleurs.

Lire aussi :
Les types de véhicules concernés
Coût du contrôle technique
La contre visite

 

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